Comment améliorer les relations avec nos enfants

Souvent, nous avons du mal à comprendre nos enfants. C’est la pagaille chez les marmailles. Nous les regardons, avec un air consterné, dodelinant de la tête et marmonnant « mais c’est pas possible, il va pas faire ça ». Et hop, il se jette du haut de la table pensant qu’il va voler parce qu’il a un torchon autour du cou en guise de cape.

Le livre « le cerveau de votre enfant » du docteur Daniel Siegel et de Tina Payne Bryson nous éclaircit quant aux motivations de notre Batman. Nous parlons construction du cerveau et valorisation des relations humaines.

Leur cerveau en 4 morceaux

Voyons voir ce qu’il y a dans notre panier cérébral : Un cerveau droit, un cerveau gauche, un cerveau d’en haut, un cerveau d’en bas. Voilà comment se divise la petite tête de nos enfants.

  • Cerveau droit : Il est émotion, poésie, colère, excitation, mouvement, plaisir.
  • Cerveau gauche : Il est logique, ordonné, rationnel, littéral, linguistique.
  • Cerveau d’en bas : c’est le chantier de la maison. Là où sont posés pinceaux et pots de peinture. Notre enfant enjambe, s’énerve, met des coups de pieds et à aucun moment il se dit qu’il va ranger.
  • Cerveau d’en haut : c’est le bureau. Notre petit réfléchit sur quel mur mettre la peinture, il planifie le chantier, il parle. Tout cela dans le calme, la sérénité et le rire. Les ambitions parentales sont souvent très grandes. Cependant, mieux vaut connaitre le terrain avant de construire. Déjà le cerveau dominant jusqu’à 3 ans, c’est le cerveau….droit !

Ah zut !

Ensuite, le cerveau est mature à … 25 ans.

Ah flûte !

Enfin, plus l’enfant fait de nouvelles expériences, plus il développe son cerveau.

Ahhhh !

Le grand but des adultes est de faire connecter le cerveau gauche avec le cerveau droit, faire que les fils se touchent en somme. Vous allez comprendre : le petit pique une colère, tape, pleure ou a très peur (cerveau droit). Inutile de lui faire de grandes phrases (cerveau gauche). Connectez-vous à lui par l’écoute, les câlins, montrez-lui que vous êtes là en l’éloignant de la rive du chaos. Lors d’une crise, le cerveau d’en bas (avec les pots de peinture) est incapable de monter jusqu’au cerveau d’en haut (là où tout est si bien rangé). L’ascenseur est bloqué. Quand la crise est passée, votre petit est calme et réceptif. C’est à ce moment là que vous devez lui parler, lui faire raconter son histoire et ainsi apaiser son angoisse. La parole lui permet de comprendre ce qu’il s’est passé, de classer, de digérer, d’intégrer et de passer à autre chose.

Les émotions

Nommer les émotions apaise, réduit l’activité des circuits émotionnels du cerveau droit et organise les pensées. Ainsi en lui offrant la possibilité de s’exprimer, d’expérimenter, de toucher, de lire, d’écouter, de bouger, nous lui apprenons à mieux se connaitre, à réfléchir, à comprendre ses chamboulements internes et à  ne pas se renfermer (car cela fait mal de mettre le doigt sur ses émotions). Bien sur, il ne s’agit pas de le mettre devant la télévision et lui montrer des documentaires ! L’interaction est primordiale. Au fur et à mesure, l’enfant devient solide et résilient. Son intégration est possible puisqu’il a compris sa propre identité. Il peut aller vers les autres sans être obligé de tout contrôler (la rive de la rigidité) ou au contraire, d’être manipulé.

Dans les analyses Feng Shui, la relation passé-futur est observée pour comprendre les blocages, les obstacles, les peurs des personnes. Cela se concrétise par une impossibilité d’aller de l’avant, de faire des projets. Dans ce livre, les auteurs nous expliquent que les expériences antérieures et actuelles font connecter nos neurones et préparent notre futur. Nous nous faisons une joie de partir à la mer car nous y avons pris du plaisir l’an dernier. Si, lorsque nous étions petit, la mer nous a emporté au loin par ses courants, il est fort probable que nos neurones aient mis en place une autre relation avec cet environnement. Si en plus, notre souvenir est implicite, nous n’arriverons pas à faire la relation entre notre peur et l’eau.

On ne naît pas parent, on le devient. Pour ma part, je pense que c’est un étage supplémentaire que nous rajoutons au gâteau qu’est notre vie. Il y a un avant et un après. Les enfants nous bousculent, nous remplissent, nous vident et nous empêchent de tourner en rond.  Ils sont le reflet de notre image, ils sont nos miroirs. Avec eux, pas de faux semblants. Il est nécessaire d’avancer et souvent, nous nous retrouvons face à nos peurs, nos émotions trop fortes, nos non-dits.

Nos histoires, nos traumatismes, nos problèmes d’adultes implicites, que nous avions jusqu’alors mis sous le tapis, sont devenus maintenant limitants. Et je ne vous parle pas ici des mémoires de nos grands parents !

Retrouver votre enfant intérieur

Pour être un parent curieux, attentif et aimant, il est nécessaire d’être clair dans notre tête, que nos souvenirs deviennent explicites. En travaillant sur soi, nous comprenons les chemins de notre vie, ce qui a déterminé nos émotions. Se connaitre est fabuleux et nous ouvre tellement de portes encore inconnues. Nous comprenons alors, les réactions de nos parents et comment elles ont influencées nos vies. Nous pouvons alors comprendre pourquoi nous ne supportons pas les cris de nos enfants, pourquoi nous avons peur de les laisser sortir, même pour acheter le pain, pourquoi nous les obligeons à finir leur assiette même si cela équivaut à une crise quotidienne, pourquoi nous ne voulons pas qu’ils partent en colonie, pourquoi nous voulons qu’il fasse absolument du piano…

Pour savoir où nous allons, nous devons savoir d’où nous venons. Le passé et le présent font notre futur.

Ce livre « le cerveau de votre enfant » nous donne d’autres facettes, d’autres recettes pour que notre progéniture comprenne ses émotions, ses rêves, ses souvenirs, ses pensées, ses sensations et tous les autres aspects de sa vie. Je ne vais pas vous les lister. Si le sujet vous intéresse, lisez-le. Lisez celui-ci et lisez-en d’autres. Vous renforcerez les liens entre votre cerveau droit et votre cerveau gauche. Vous développerez de nouvelles aptitudes mentales, des nouvelles façons d’agir, des nouvelles idées, de nouveaux comportements et même de nouveaux traits de caractères (avec effort et volonté). Pour appréhender la multiplicité de nos descendants, comprenons-nous nous-même. Si notre passé est cohérent, si nous sommes au clair avec nous, des liens solides se créeront avec nos bébés, nos petits, nos adolescents et ils seront épanouis.

Souvent, cela fait du bien de comprendre nos enfants.

Références :

Prix : 19,90 € – préface d’Isabelle Filliozat. Editions les Arènes

Pour en savoir plus :

Conférence Tedx de Daniel Siegel

Livres : Il me cherche, d’Isabelle Filliozat et Petits tracas et gros soucis, de Christine Brunet et Anne Cécile Sarfati

 

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2 Commentaires

  • flopapillon300975 posté 5 juillet 2015 17 h 36 min

    C’est une speciale dédicace ?!! 🙂

    • flopapillon posté 5 juillet 2015 17 h 44 min

      je ne l’ai tjs pas acheté….mais ça ne saurait tarder….

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