La sobriété heureuse de Pierre Rabhi

Pierre Rabhi, la sobriété heureuse

Paroles

Quand Pierre Rabhi arrive, c’est tout l’amphithéâtre de l’IAE Lyon 3 qui se lève. S’en suit une longue ovation. Est-ce l’émotion de le voir ? est-ce une façon de le remercier pour son travail ? est-ce une sorte de rémunération auditive que nos esprits éveillés font entendre ? Ou est-ce pour montrer que nous sommes tous ici, réunis, debout dans un lieu symbolique (Université Jean Moulin) 4 jours après les attentats de Paris ? Un mélange de tout cela certainement. Pierre Rabhi a aujourd’hui 77 ans. C’est un petit homme, pas bien épais. Lorsqu’il s’assoit dans le grand fauteuil, on l’aperçoit à peine. On pourrait même penser qu’il est timide. Mais, quand il demande à aller au pupitre, on comprend vite de quel bois cet homme est fait. D’un bois solide et bien enraciné. Ses idées sont claires et son discours d’1h30 est restitué sans note. Il est venu parlé de la sobriété heureuse, de sa façon de vivre, de ses convictions fortes. Il dit d’ailleurs souvent

Vous n’êtes pas obligé de penser comme moi

Il parle du bonheur d’être plutôt que d’avoir, de la croissance evolution_arbreéconomique indéfinie, du 1/5 de la population consommant (gaspillant) 4/5 des ressources mondiales, de la sécheresse, de l’empoisonnement de notre Terre. Bref, il a beau avoir de l’humour le Pierrot, il plombe un peu l’atmosphère.

L’homme doit prendre conscience de son inconscience, l’homme s’éradique

Développement (rapide)

Au début, la Nature. Puis l’Homme-cueilleur qui développe son cerveau en même temps que son habilité. Un jour, il enfouie une graine. Nécessaire, merveilleux, sophistiqué, prodigieux même. Il maîtrise son alimentation. En Feng Shui, l’homme fait partie d’une trilogie avec la Terre et le Ciel. La plante vient du sol, nourrie des énergies terrestres rassemblées par le Ciel et la Terre. Quoi de plus beau que cette symbiose parfaite, que cette coopération de la vie elle-même ! Et comme l’homme est intelligent, il a su relativiser, compter, élever…. puis abattre et détruire au nom de sa consommation. Nous sommes devenus insatiables, nous soumettant à nos plaisirs immédiats. Dans toute cette « évolution », le paysan de toujours est devenu agriculteur (à partir de 1750 révolution industrielle) puis a été remplacé par la technologie. Nous sommes très loin de l’essence même de son travail. Qu’importe l’humain tant que l’industrie fonctionne.

Constat

La trilogie homme ciel terre et l'environnement

Je vous ai fait un petit dessin 🙂 La trilogie homme ciel terre et l’environnement

Le constat vous le connaissez. Nous avons artificialisés toute la chaîne. Nous ne voyons plus les animaux, nous sommes passés de la vache Marguerite à un filet, un steak, une escalope. L’homme est devenu empoisonneur en droguant la Terre, poussé par un besoin de rentabilité pour les uns ou de survie pour les autres. L’homme est devenue défricheur, dénudant la Terre en la déboisant, créant lui-même un processus de sécheresse. Excessif dans sa production, son alimentation, dans l’élevage et l’abattage, il en oublie la logique simple de vie. Alors que faire devant les grandes industries, les actionnaires, la mondialisation, les habitudes, le processus aliénant ?

Solutions

Se détacher de nos penchants de civilisés, de nos habitudes est difficile. Lorsqu’on commence à se renseigner, à écouter, à lire le travail de certains (livres, films), on a plutôt envie de fermer les écoutilles. Regarder le monde sans l’empreinte humaine est vraiment plus beau. Cependant, nous sommes là et bien là. Voici quelques pistes (non exhaustives)

  • Se rapprocher de la beauté de notre environnement, de nos actions. Elle nous remplie, elle nous nourrit, elle nous encourage, elle capitonne notre intérieur.
  • Réfléchir, écrire, lire, communier avec les autres pour avancer dans le bon sens
  • Retrouver l’équilibre heureux avec le verbe ETRE 
  • Redorer les mots SIMPLICITÉ, AUTHENTICITÉ
  • Acheter bien et bon, ne pas céder au plaisir immédiat
  • Se sortir des pinces du marketing et de la consommation à tout prix, penser à ce qu’il y a derrière les produits, qui, quand, où
  • Se pencher sur les monnaies locales, comprendre pourquoi elles existent et adhérer
  • A vous de continuer la liste dans les commentaires

Comme le colibri, chacun fait sa part. Il y a des imperfections dans tout ce que nous faisons. Cela ne doit pas nous empêcher d’agir. Ouvrons les yeux.

Vidéo de la conférence de Pierre Rabhi à l’IAE Lyon 3 du 17/11/15

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