Bouge, tu n’es pas un arbre

bouge

Je trouve cette citation un peu violente. Mais c’est ce que j’aurai pu dire à une époque où j’étais beaucoup plus direct, avec franchement moins de tact que maintenant. Mon époque MC Solaar (bouge de là) à la façon NTM (Popop). Et puis, il y a dans cette phrase, ce côté obligation. Or, ce n’est pas facile de bouger même si on sait qu’on n’est pas un arbre (on n’est pas des idiots).

Dans la vie, il y a des moments d’action et de non-action.

Non-agir ne signifie pas que vous ne faites rien. Le cerveau continue à fonctionner, vous continuer à réfléchir. Là où il faut passer en mouvement, c’est quand vous réalisez que vos actes ne sont plus en adéquation avec vos pensées.

Devant le seuil.

tarte à la crèmeLorsque vous ouvrez des portes, il se passe toujours quelque chose. Et même si  vous pouvez recevoir ce genre de tarte, c’est toujours utile et peut-être bon pour la peau (we never know). Aujourd’hui le constat est là, ça bouge fort par chez moi. Je vous raconte. Les choses se font un peu naturellement quand on y pense. Bien sur, il faut y penser. Quand on ne réfléchit à rien, il ne se passe rien, c’est magique. Lorsqu’on monte des projets et que ça avance, il arrive un moment où le présent ne correspond plus à ce que vous aviez imaginé quelques mois ou années avant. Depuis quelques semaines, je cherche à modifier mon offre. Je sens que j’ai quelque chose dans les mains mais je n’arrive pas à esquisser une forme. Je veux apporter plus à mes clients.

J’ouvre la porte et je regarde ce qui se passe.

Je rencontre Marie qui me fait découvrir le co-développement. Ça me plait. J’y retourne et je rencontre Carole qui me conseille de faire un atelier « business model canvas ». Je travaille avec Pierre sur la façon dont je propose mes services. Je sors de notre entretien et je décide d’aller à la source et de me procurer le livre « Business model generation » d’Alexander Osterwalder et Yves Pigneur. Là-bas à la Fnouc, une myriade de livres et pas un vendeur. Je me rapproche de la caisse et je vois par terre dans une autre caisse… le livre. Ahh, je regarde autour de moi si quelqu’un d’autre veut l’acheter.

Est-il donc pour moi ?

BMG-Book-CoverLà commence un grand brainstorming avec moi-même pour réfléchir à mon site et à mon offre avec cœur et pas avec mécanisme comme lorsqu’on sort de l’école et qu’on veut bien faire les choses. Les vacances sont là, les enfants non. Je prends des immenses plages de travail, pas besoin de regarder l’heure, de réfléchir aux repas, de m’occuper des autres. Je fais marcher à fond mon cerveau droit. J’ai des bouquins partout, des grandes feuilles A3 remplies de mind-mapping, je regarde des vidéos, je mange n’importe quoi et je ne range rien, la créativité m’appelle.

 

J’ouvre les portes de mon esprit, je trace le chemin des possibles.

Le téléphone sonne

Chantal avec qui je n’ai pas parlé depuis 2 ans au téléphone m’appelle pour me proposer d’animer une formation. Je ne peux pas. Je lui parle de mes sessions de créativité et elle me dit de contacter Laetitia qui s’occupe d’un service de formation. Je l’appelle et elle me dit qu’elle a un nouveau marché relatif à la mise en place de formation dénommé « projet de vie ». Je prends ! C’est mon métier de conseiller les personnes qui sont en changement de vie, départ des enfants, départ du conjoint, départ à la retraite.

A ce moment, le chemin que je trace s’agrandit. Je commence à voir les fleurs pousser et mêmes des panneaux indiquant des directions favorables.

Je continue mon brainstorming, je mange des sandwichs et je rebondis sur les sites des copines qui ont trouvé leur chemin, leur plume, leur façon de travailler. Céline BouraMorgane Sifantus pour trouver l’inspiration et je découvre Selma Païva. Je l’écoute, je la lis, je m’inspire. Et de quoi parle-t-elle (entre autres) ? du business model canvas  ! vous voyez le truc. Je m’abonne pour recevoir ses billets alors que je ne suis pas une grande lectrice de blog (mais ça aussi ça bouge). Puis son dernier article arrive dans ma boite hier sur les postcasts.

Mais attends, moi aussi j’ai déjà fait une vidéo.

Du temps où j’avais une autre entreprise, j’ai fait avec Cécile Bonnet et beaucoup de plaisir, une vidéo pour raconter « le jour où ». Et le comble, c’est que je vois que Selma a interviewé Cécile. La boucle est bouclée.

Alors pourquoi regarder cette vidéo ?

  • Déjà, pour voir la tête que j’ai même si je n’ai plus trop la même vu que ce film date de 2014.
  • Pour voir de quelle couleur est ma cuisine, ce qui est quand même primordiale.
  • Parce que c’est bien monté et que c’est assez drôle (surtout la fin merci Cécile).
  • Et surtout pour écouter l’histoire qui pourrait être la votre, qui est surement la votre. L’histoire de quelqu’un qui n’aimait pas là où elle était et qui a décidé de bouger.

Merci à vous tous qui êtes colorés en orange dans le texte et à tout ceux qui ont été et qui sont sur mon chemin.

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8 réflexions au sujet de « Bouge, tu n’es pas un arbre »

  1. 1/ ça te va hyper bien les cheveux courts !
    2/ Ma cuisine est exactement de la même couleur, et ça c’est important.
    Merci pour ce partage 🙂

  2. Pareil. Je sens des choses, mais ce n’est pas encore précisément la… Et je sens beaucoup de choses à faire… Genre bcp , techniquement lol
    Je remets des choses en place petit à petit. C’est rapide et lent à la fois.

  3. Une marche après l’autre et c’est déjà beaucoup. Combien reste en bas de l’escalier ? Continuez comme ça. Il n’est pas nécessaire de se presser pour trouver son chemin. Ne nous méfions pas de la lenteur.

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